Mardi 3 novembre 2009
2
03
/11
/Nov
/2009
22:19
Ganesh Chaturti est la célébration de l’anniversaire de Ganesh. Sa date change selon les années car
elle dépend de la lune... Tout cela remonte à la jeunesse de Ganesh. Un jour que c’était son anniversaire, sa mère Parvati confectionna pour lui vingt et une friandises ainsi que d’autres mets
sucrés. Il mangea tant ce jour-là que son ventre (déjà rondelet) eut du mal à tout contenir. Il partit donc faire une promenade digestive sur sa fidèle monture - une petite souris - et utilisa un
serpent comme ceinture pour maintenir son estomac. Un rire émana soudain du ciel... Levant les yeux, il vit la Lune qui se moquait de lui et de son accoutrement. Vexé, il lui lança une
malédiction : « Que personne ne voie jamais ta face le jour de mon anniversaire ! » C’est pourquoi on attend les jours sans lune pour les festivités de Ganesh
Chaturti.
Pendant dix jours, les hindous doivent préparer la fête chez eux : leur maison doit être propre et
purifiée, en particulier à l’endroit où l’on posera la statuette de Ganesh. Ceux qui participeront activement au défilé, fin et apogée de cette période de dix jours, préparent aussi leurs
costumes. De nombreuses cérémonies religieuses sont également célébrées pendant cette période. C’est le dixième jour (cette année le 10 septembre) que la fête culmine. Les rues des principales
villes indiennes deviennent le temps d’une journée le théâtre d’une liesse populaire indescriptible. C’est enfin le grand jour, celui du défilé des idoles... D’immenses effigies du dieu Ganesh
sont déposées sur des chars qui seront tirés par les dévots pendant des kilomètres. Des danseurs et danseuses précèdent les chars, certains portant des panneaux ornés d’immenses plumes de paons,
brillantes et étourdissantes (pour celui qui les regarde comme pour celui qui les porte !). Des millions de personnes assistent chaque année à ces défilés, et c’est vrai que le spectacle est
saisissant, même pour celui qui n’est pas religieusement investi. C’est d’abord un dédale de couleurs, de senteurs d’encens précieux et de rythmes sacrés. Les percussionnistes qui accompagnent le
cortège font résonner leurs tambours, dans une sorte de transe joyeuse, oubliant presque la fatigue due à la marche et au poids de leurs instruments. Les gigantesques statues de Ganesh sont
magnifiquement parées de fleurs et de guirlandes.(Cf routard.com)
Hotel du Dieu éléphant dans un village. Remarquez les offrandes dont il est paré.
Ils arrivent en procession sur la plage.
Ils dansent au son de l'orchestre qui les accompagnent.C'est la joie !!...
puis ils portent la statue à la mer et la laissent tomber.....
Elles disparaissaient toutes dans les flots.Elles "fondaient", ne restaient plus en surface que des centaines de fleurs des petites boites d'encens....
C'était de vraies scènes de joie, de fêtes, même un peu de transe pour certains. Nous étions parmi cette foule,
un peu inquiets de voir leur excitation, mais à aucun moment il n'y a eu de débordement, ils étaient heureux.
2
Dimanche 1 novembre 2009
7
01
/11
/Nov
/2009
13:46
De C
hennai nous descendons sur Mahabalipuram (appelé maintenant Mamallapuram).Nous longeons la cote sur une bonne cinquantaine de KM.les plages sont bordées de villages de pécheurs
qui ont énormément souffert du tsunami du 26 décembre 2004 !
la plupart des pecheurs habitent des cabanes de fortune en paille sur la plage ou près du bord de mer souvent constituées de 2 piquets et d'une toile
plastique, ou de paille tressée,hébergements dits provisoires de l'après tsunami . Les femmes de pêcheurs vendent leurs quelques poissons au bord de la route.
Nous arrivons enfin à Mamalipuram.C'est un village de tailleurs de pierres, au bord de la mer, on
s'y sent bien. Sur la plage, il y a un temple, on a pu le voir au loin assis sur une grosse barque de pécheurs rangée sur le sable. Il n'y a pratiquement jamais de véhicules qui passent, car les
rues ou il est agréable de se balader sont en retrait de la rue principale.Après s'être installés dans une charmante Guesthouse,nous déjeunons des gambas grillées.Il y en avait 10 d'annoncé, mais
c'est marrant comme d'un seul coup nous devenons nul en anglais car il y aura que 10 petites crevettes dans notre assiette !!!!
Bonne ballade de long en large, sur la plage avec ces drôles de barques de pécheurs (en fait des morceaux de bois attaches ensemble qui remontent très légèrement devant et derrière) autour du
temple du Rivage.
Ce village est aussi classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Ici s'élevait un grand port connu au début de notre ère.On a pu y découvrir de nombreux témoignages de l'art rupestre indien du VIIe et VIIIe siecle, des sanctuaires,des blocs de pierres ouvragés,
des temples.
Nous avons déambulé dans les rues et chemins au son des burins des tailleurs de pierres, sous un soleil écrasant, ce village était charmant.Puis nous avons fait un peu de plage.
Un peu plus loin de nous, des indiens jouaient dans les vagues, ils étaient nombreux,
quand tout a coup nous avons aperçu parmi eux les grandes statues de Ganesh que nous avions vu dans les villages et qu'ils avaient vénéré toute au long de cette semaine.C'était le dernier jour des
festivités ils immergeaient la statue.
à suivre....
1
Dimanche 25 octobre 2009
7
25
/10
/Oct
/2009
16:11
De tout le voyage, je crois que ce sera notre plus mauvais hôtel, car assez crade !!!
Heureusement que nous avons nos "sacs a viande" car les draps étaient douteux.....et les murs aussi.....Nous quittons donc Kanchipuram sans regret.
Nous arrivons à Chennai assez tôt ainsi nous pouvons visiter tranquillement.
Chennai (auparavant connue sous le nom de Madras) est la plus grande ville du sud de l'Inde, ainsi que la quatrième plus grande ville du pays (capitale de l'état de Tamil Nadu). La ville qui a
environ six millions d'habitants a été fondée sur les côtes du Golfe du Bengale en 1639 et devient le premier comptoir anglais de la Compagnie des Indes. La ville s'est développée autour d'un fort
construit par les britanniques en 1644. Madras devint l'un des plus importants ports du Golfe du Bengale et fut l'objet de luttes de conquête entre les Anglais et les Français.
Notre premier arrêt sera pour le temple de Kalishurara
Le temple de Kapalishwara est dédié au dieu Shiva
Représentation de Shiva à droite.
De nombreuses statues polychromes ornent ce temple, cela donne une grande sensation de gaieté, même si cela peut paraître un peu kitsch.
Dans ce temple nous découvrons la ferveur des fidèles.Ce n'est pas du fanatisme,ici ils prient, méditent, font des offrandes,mangent , discutent,j'en ai même vu téléphoner!
c'est un lieu de convivialité.
Puis nous visitons la cathédrale St Thomas
Construite en 1504 par les portugais, la cathédrale St Thomas abriterait les reliques de l'apôtre Thomas qui serait lui-même venu prêcher en Inde.Il évangélisa
l'Inde et mourut en martyr à Madras en l'an 72. La cathédrale a été reconstruite en 1893.
Bien que la population tamoule soit à majorité hindouiste, il existe de nombreux chrétiens, catholiques ou protestants, suite à la présence des missionnaires portugais et anglais.
vers midi nous gagnons le front de mer. Nous nous trouvons devant une gigantesque plage , elle est immense, la plus grande du monde à ce qu'on dit, après celle de Rio.(13Km de long et 500
mètres)
Mais elle est bien différente des plages occidentales. Ici point de chair dénudée, point de corps offerts au soleil, point de concours de strings ni de muscles et pas non plus de Club Mickey pour
amuser les enfants pendant que leurs géniteurs se consacrent au bronzage, il faut aussi dire qu'elle est très dangereuse, car il y a de gros rouleaux qui entraînent les nageurs imprudents au
large.
La plage est très animée. Se côtoient jeunes couples, enfants, vendeurs en tout genre, chiens errants. On se fait photographier autant que l'on photographie ! Tout
le monde veut avoir des petits français dans son album photo ! C'est quand même très rigolo cet inversement des rôles.Ici on croise des vendeurs ambulants de cacahouètes, de thé, de barbe à papa enfermée dans des sachets en plastique, diseuses de bonne aventure qui
déchiffrent l’avenir dans les lignes de la main, tourneurs manuels de manèges.
Après avoir déjeuné a l'ombre d'un petit manège, car le soleil tape dur, nous flânons les
pieds dans l'eau... elle est au moins à 30°!!! Nous atteignons la plage des pêcheurs,
Ils affrontent quotidiennement les vagues violentes.
Ceux la étaient en train d'enterrer leur filet avec le poisson afin de le conserver au frais jusqu'à la prochaine vente !!!
Nous nous asseyons sur la plage et regardons le spectacle..
le soir après dîner nous flânons dans les rues contiguës à notre hôtel; ce que nous remarquons dans les rues est différent de ce que nous avions vu dans la journée. Là, la misère s'étale, des
enfants dorment sur des charrettes, des gens mendient, un rat passe à coté d'un bébé endormi sur le trottoir. On nous entoure et nous ressentons une impression d'insécurité . Nous rentrons avec un
sentiment de mal à l'aise, de tristesse, et d'impuissance. Ce sera la seule fois de tout le voyage
.
2
Jeudi 22 octobre 2009
4
22
/10
/Oct
/2009
21:02
Encore une longue route s'annonce! Mais le spectacle qu nous apercevons le long de la route est tellement passionnant que l'on ne voit pas le temps passer.La route, il faudrait
plus exactement dire,la piste, car bien souvent le goudron a disparu et a fait place à d'énormes nids de poules que les pluies de mousson creusent.Nous traversons de petits villages ou de grandes
agglomérations,puis nous arrivons dans la banlieue de Bangalore.Là nous apercevons de grandes entreprises automobiles, informatiques,cette ville est tournée vers le nouvelles technologies.Aussi les
infrastructures sont en constructions ou récentes, et les autoroutes en fonction sont payantes!!!en fait on paye tout le temps, a coup de 15, 35,40 roupies,ce qui est cher quand on sait que le
salaire moyen oscille entre 20 et 40 euros par mois !!!!!
Dans notre voiture tous les matins, Pérumal, notre chauffeur accroche à son retro et a une petite statuette de Ganesh,un collier de jasmin frais que l'on achete pour 5 roupies
!
Nous arrivons à Kanchipuram dans l'après midi. Kanchipuram n'est rien moins que la Benares du Tamil Nadu, province dans laquelle nous sommes arrivés. C'est l'une des sept villes saintes
de l'Inde, La ville compte aujourd'hui 200 000 habitants. Son économie repose essentiellement sur le tourisme et sur les tisserands de soie qui ont fait la réputation de la ville en la matière.
C'est la capitale du sari de soie de l'Inde du sud; Les futures mariées Tamoules s'y rendent pour y trouver le sari de leurs rêves.
Un sari de soie (de standing moyen) de Kanchipuram peut se payer:
10.000 roupies à Delhi
8.000 roupies à Madras
6.000 roupies à Kanchipuram sans marchander
3.000 roupies à Kanchipuram après marchandage, et parfois moins que ça.
80% de la population de la ville est employée
dans le tissage des saris.
Certaines firmes faisaient travailler illégalement les enfants, mais beaucoup d'organismes luttent afin de scolariser tout le monde, mais que penser quand un sari est tissé en 15 jours et ne
rapporte au tisserand que 1000 roupies!
Comment ne pas comprendre ainsi que les enfants viennent au secours de leur parents pour nourrir tout la famille !!!!
Nous visitons Les trois principaux temples
Le temple d'Ekambareshwara
Le temple de Kailasanatha
Et celui de Vaikuntha Perumal
Puis nous nous rendons dans une fabrique de sari que nous conseille notre chauffeur.Nous les trouvons un peu tristes
Mais ce sera en ville que nous ferons des affaires.....!
Ces jeunes vendeuses nous ont choyées, il faisait très chaud a faire des
essayages ! mais en sortant une énorme pluie de mousson nous a rafraîchi les idées....
0
Lundi 19 octobre 2009
1
19
/10
/Oct
/2009
09:42
Nous voila donc arrivés à Mysore, la "cité jardin" comme on l'appelle, car il y a beaucoup d'espaces verts. Seulement tout ceci est un peu dénaturé par une
circulation automobile intense. Vers la fin du XVI eme siècle la dynastie des Odeyars s'installe dans cette ville pour y installer leur pouvoir.Ce fut des rois sans grande gloire avec de nombreuses
querelles intestines.Ils défièrent les Anglais jusqu'en 1799.A cette époque les Britanniques placèrent sur le trône l'héritier des Odeyars, un enfants de 3 ans ! ainsi jusqu'à l'indépendance
de l'Inde, les Odeyars se succédèrent, étroitement contrôlés par les Britanniques.
Il est
interdit de prendre des photos à l'intérieur et nous sommes surveillés . C'est dommage car il est intéressant d'observer l'opulence excessive de l'intérieur. c
’est un festival de décorations luxueuses et variées. Les pièces s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Des miroirs, du
marbre à profusion qui recouvre sols et plafonds, de portes en argent massif ou en bois sculpté, du teck birman, des pierres précieuses, de la mosaïque, autant de richesses qui font tourner la
tête.L'ensemble se visite nu-pied exepté les jardins.
Et chaque dimanche soir, de 19h à 20h, le palais de Mysore s’éveille et dévoile un autre aspect de son
architecture. Une formidable mise en lumière permet d’apprécier la beauté du site grâce à des dizaines de milliers d’ampoules.
Après cette visite digne des contes de milles et une nuits,nous sommes parti à la découverte du marché. C'est
notre premier marché. C'est un délice pour les yeux autant que pour le nez. Tout se mêle, et nous y flânons au gré des ruelles animées.
Marchand de couleurs
Bracelets de toute taille et de toute couleurs pour assortir aux saris.
Marchandes de fleurs
Ananas à profusion
Nous y passons du temps tellement la vie dans ce marché y est intense.
De retour à l'hôtel, nous faisons du change. Les liasses de roupies sont épaisses, car pour 1€ nous avons environ 69 roupies.
1
Dimanche 18 octobre 2009
7
18
/10
/Oct
/2009
09:50
1
Mardi 13 octobre 2009
2
13
/10
/Oct
/2009
09:29
Ces
temples ont été construits sous le règne des Hoysala, entre le XIe et XIIIe siècle.Grands mécènes, les Hoysala ont légué une architecture unique en Inde. Ainsi, sur ces temples construits en
forme d’étoile, on trouve des bas reliefs incroyables représentant des scènes de la cour, du Maharabatha ou encore de la légende de Vishnu.
Le Mahabharata est la grande épopée Hindoue qui raconte les épopées du roi Bhârata et de ses descendants, où la vie animale est montrée et vénérée en comparaison aux massacres que les humains se faisaient (et continuent de se faire encore
de nos jours) dans leurs “propres” familles
Le pouvoir appartient-ils aux animaux ?
(Cf.: « La viande des animaux est comme la chair de nos propres fils » dans le Mahâbhârata )
Illustration manuscrite de la bataille de Kurukshetra
la visite du temple se fait bien entendu nu pied comme tous les temples,la pierre était parfois si chaude que nous glissons des chaussettes , nos petits pieds d'européens n'étant pas
habitués!
LE LINGAM
Le lingam ou linga est une pierre dressée, souvent d'apparence phallique,
représentation classique de Shiva. On retrouve dans ce symbole l'ambivalence du dieu, ascète et renonçant d'une part, mais aussi figure majeure du tantrisme et figuré par un phallus d'autre part.
vénération de la statue de Nandi
Des écoliers nous approchent,nous demandant notre nationalité, notre âge,puis ils veulent des "pen"..;Nous leur en donnons, mais là d'autres accourent de partout...
Des gardiens du lieux les font fuire en leur disant que nous sommes peut etre porteur de la grippe !!!....
0
Commentaires Récents