Mercredi 11 novembre 2009
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Je vous en avais parlé dans un article du 2 mai , en feuilletant un ancien"Nouvelles du patchwork" ,j'avais
découvert cette association française basée en Inde, à Pondichery. Aussi je ne pouvais pas manquer de leur rendre une visite.
Après 45 mn de recherche, dans de petites rues, un vrai labyrinthe, nous les avons enfin trouvé.C'est une grande maison, entouré d'un beau jardin.a l'entrée s'élevait la plaque commémorative de
cette association qui a 40 ans.
Voila ce l'on peut lire sur leur site en ce qui concerne l'histoire de l'association:
En 1969 démarra modestement une action à Pondichéry, avec Nicole et Henri Durieux où ils restèrent près de sept ans : de jeunes femmes démunies cherchaient du travail ; elles savaient broder,
Nicole Durieux savait dessiner et peindre ; elles retrouvèrent ensemble une ancienne technique admirable de broderies par applique, représentant des motifs de l'Inde ancienne. « En France
Marie-Rose Carlié et son mari souhaitèrent leur créer des emplois et firent appel à de nombreux amis. Donner du travail suivi semblait essentiel. Les panneaux brodés étaient admirables, ils
révélaient l'Inde. L'action était née... « Ville après ville, des équipes motivées prirent en charge des expositions de l'Atelier Au Fils d'Indra. A travers problèmes, difficultés et joies, la
croissance continua : de 1969 à maintenant, les brodeuses passèrent de 30 à 265. « Nous avons voulu pour ces femmes une véritable action de justice : elles sont des travailleuses avec des
conditions de travail normales, des prestations sociales s'approchant de celles pratiquées en Europe. Elles ont crèche, dispensaire, bourses d'études pour les enfants. « En 1973, au départ d'Henri
et Nicole Durieux, l'Atelier se structura côté Inde : assistante sociale, comptabilité, secrétariat, étant devenus absolument nécessaires. Un encadrement très efficace fut mis en place par une
direction indienne. « En 1982, l'action se constitua en association régie par la loi 1901. L'Association emploie, depuis 1989, un salarié (ancien dessinateur de l'Atelier de Pondichéry) dont le
rôle est de bâtir avec les responsables locaux une équipe dans chaque ville et de faire le lien entre Pondichéry et la France. Dans chaque ville des bénévoles prennent en main la réalisation d'une
exposition. Ce sont les commandes qui font vivre l'Atelier. « 160 toiles forment la collection, elles sont divisées en plusieurs styles : * l' Inde ancienne, issues de miniatures, de fresques et de
poèmes anciens * l'Inde d'aujourd'hui, où, à travers l'art naïf, on découvre la vie quotidienne : fêtes, scènes de vie dans des villages, marchés, métiers, etc... * l'art du Mithila (IVème siècle
avant J.C.) et l'art des Kôlams *? des oeuvres purement esthétiques, représentent des oiseaux, des jardins et des fleurs. » 300 emplois en Inde, sans subvention.
Ces lignes volontairement pudiques ne disent pas combien cette action est exemplaire. Un spécialiste des problèmes de développement, dit un jour : « Vous avez créé presque 300 emplois,
combien avez-vous touché de subvention ? ». En fait aucune subvention. Il a suffi de la volonté de quelques-uns, de plus en plus nombreux et enthousiastes, qui ont voulu créer une action de
développement jusqu'ici admirablement réussie, sans la moindre préoccupation politique ou religieuse. Les rares difficultés ont été aplanies.
Quand nous sommes entrée dans ces lieux, une longue mélopée emplissait l'atmosphère, c'était l'heure des prières pour les musulmanes.Une dame est venue a notre rencontre et s'est présentée comme la
responsable des ateliers.elle nous a proposé de nous faire visiter.Nous avons donc rencontré Mr le responsable de Pondichery, puis nous avons commencé la visite.
250 ouvrières travaillent de 8h à 17h3O, elles viennent tous les matins de la région, une crèche est à leur disposition .
La première salle que nous visitons est consacré au dessin. Chaque tableau s'inspire de gravures anciennes.Deux dessinateurs ont mission de faire le modèle
, qui ensuite est peint .
Alors le tableau est décalqué afin de le dessiner sur le support final.
A partir du calque, chaque élément est a nouveau décalque
sur les tissus,par exemple,une robe sur un tissus
rouge une autre sur du bleu, les bras sur du beige, ect
..
Puis ces éléments du dessins sont brodés en commençant par le contour, puis l'intérieur si besoin, et ensuite c'est decoupé.
Ensuite chaque pièce est appliquée sur le fond.
Voici des photos pèle-mêle des différentes opérations pour arriver à ces magnifiques tableaux.
Aucuns ne sont vendus sur place,ils partent tous en France et sont commercialisés lors d'expositions. Nous avons été accueilli avec le sourire partout, elles étaient très fières de montrer leur
travail et leur savoir faire.En fait quand elles débutent ici, elles ont un an de formation avant de travailler sur les ouvrages qui seront exportés.
Il se dégageait de cette maison, de la sérénité, toutes ces femmes sont protégées ici.
Ce fut un moment émouvant que nous avons partagé.
Je crois qu'une expo à lieu en ce moment à Montélimar jusqu'au 15 novembre puis ce sera
du 28 janvier au 1er février 2010 à Cesson Sevigné dans la banlieue de Rennes.
Ils fêterons leur 40 années d'exisistance lors de l'expo de Nantes ce printemps......
à suivre...
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